Sunday, 28 December 2008

Je lisais un conte de Cortázar quand j'ai senti une étrange présence. Il n'est pas rare qu'on lisant un auteur, d'autres images du ême auteur nous reviennent. C'était certainement ça. L'histoire (62/Maquette à monter) était celle d'un homme qui entrait dans un restaurant et regarde un bourgeois manger grossièrement. En soi, rien de dérangeant.

Est-ce que notre pensée peut passer d'un conte à un autre, que ce soit du même auteur, même si plusieures années séparent la lecture? Est-ce que mon appartement se faisait occuper? Dans "Casa Tomada" la présence d'un étranger dans la maison de la rue Rodriguez Peña n'était que le produit de l'imagination du narrateur et de sa soeur Irene; ils vivaient isolés du monde, ils se remontaient mutuellement. Mais moi, je vivais seul. Devenais-je paranoïaque?

Fatigué, je me suis frotté les yeux et j'ai levé mon regard. Il était là, en train de manger sa viande.







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